JULES VERNE · Parte 3

Capítulo 51

Capítulo 51

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Adaptación al francés contemporáneo utilizada para la edición narrada. La revisión editorial continúa.

Aucune nouvelle de Nab. — Proposition de Pencroff et du reporter qui n’est pas acceptée. — Quelques sorties de Gédéon Spilett. — Un morceau d’étoffe. — Un message. — Départ précipité. — Arrivée au plateau de Grande-Vue.

La convalescence du jeune malade progressait régulièrement. Il ne restait maintenant qu’une chose à souhaiter : que son état permette de le ramener à Granite-house. Aussi bien aménagée et approvisionnée que soit la maison du corral, on n’y trouvait pas le confort de la saine demeure de granit. De plus, elle n’offrait pas la même sécurité. Malgré leur vigilance, ses occupants restaient exposés aux coups de feu des forçats. Là-bas, au contraire, au cœur de ce massif imprenable et inaccessible, ils n’auraient rien à craindre, et toute tentative contre eux devrait forcément échouer. Ils attendaient donc avec impatience le moment où Harbert pourrait être transporté sans danger pour sa blessure. Ils étaient décidés à le faire, même si les déplacements à travers les bois du Jacamar étaient très difficiles.

On était sans nouvelles de Nab, mais on ne s’inquiétait pas pour lui. Le courageux homme noir, bien retranché dans les profondeurs de Granite-house, ne se laisserait pas surprendre. On ne lui avait pas renvoyé Top : il avait paru inutile d’exposer le fidèle chien à un coup de fusil qui aurait privé les colons de leur auxiliaire le plus utile.

On attendait donc, mais les colons avaient hâte de se retrouver tous à Granite-house. L’ingénieur souffrait de voir leurs forces divisées, car cela faisait le jeu des pirates. Depuis la disparition d’Ayrton, ils n’étaient plus que quatre contre cinq : on ne pouvait pas encore compter Harbert. Ce n’était pas le moindre souci du brave garçon, qui comprenait bien les difficultés dont il était la cause !

Le 29 novembre, à un moment où Harbert, assoupi, ne pouvait pas les entendre, Cyrus Smith, Gédéon Spilett et Pencroff discutèrent en détail de la manière d’agir contre les forçats dans les circonstances présentes.

— Mes amis, dit le reporter après qu’on eut parlé de Nab et de l’impossibilité de communiquer avec lui, je crois, comme vous, que s’aventurer sur la route du corral, ce serait risquer de recevoir un coup de fusil sans pouvoir riposter. Mais ne pensez-vous pas que ce qu’il faudrait faire maintenant, ce serait de se mettre résolument à la poursuite de ces misérables ?

— C’est ce que je pensais, répondit Pencroff. Nous n’en sommes pas, je suppose, à avoir peur d’une balle. Pour ma part, si monsieur Cyrus est d’accord, je suis prêt à me lancer dans la forêt ! Que diable ! Un homme en vaut un autre !

— Mais en vaut-il cinq ? demanda l’ingénieur.

— J’irai avec Pencroff, répondit le reporter, et tous deux, bien armés, accompagnés de Top…

— Mon cher Spilett, et vous, Pencroff, reprit Cyrus Smith, raisonnons calmement. Si les forçats s’étaient installés dans un endroit de l’île, si nous connaissions cet endroit et s’il suffisait de les en déloger, je comprendrais une attaque directe. Mais ne faut-il pas craindre, au contraire, qu’ils soient assurés de tirer les premiers ?

— Eh, monsieur Cyrus, s’écria Pencroff, une balle n’arrive pas toujours à destination !

— Celle qui a frappé Harbert ne s’est pas égarée, Pencroff, répondit l’ingénieur. D’ailleurs, remarquez que si vous quittiez tous les deux le corral, je resterais seul pour le défendre. Pouvez-vous garantir que les forçats ne vous verront pas partir, qu’ils ne vous laisseront pas vous enfoncer dans la forêt et qu’ils ne l’attaqueront pas pendant votre absence, sachant qu’il ne restera ici qu’un enfant blessé et un homme ?

— Vous avez raison, monsieur Cyrus, répondit Pencroff, la poitrine gonflée d’une sourde colère, vous avez raison. Ils feront tout pour reprendre le corral, qu’ils savent bien approvisionné ! Et, seul, vous ne pourriez pas leur résister ! Ah ! Si nous étions à Granite-house !

— Si nous étions à Granite-house, répondit l’ingénieur, la situation serait très différente ! Là, je n’aurais pas peur de laisser Harbert avec l’un de nous, et les trois autres iraient fouiller les forêts de l’île. Mais nous sommes au corral, et il faut y rester jusqu’au moment où nous pourrons le quitter tous ensemble !

Il n’y avait rien à répondre aux arguments de Cyrus Smith, et ses compagnons le comprirent bien.

— Si seulement Ayrton était encore parmi nous ! dit Gédéon Spilett. Pauvre homme ! Son retour à la vie en société n’aura été que de courte durée !

— S’il est mort ?… ajouta Pencroff d’un ton assez étrange.

— Vous espérez donc, Pencroff, que ces coquins l’aient épargné ? demanda Gédéon Spilett.

— Oui ! S’ils avaient intérêt à le faire !

— Quoi ! Vous supposeriez qu’Ayrton, retrouvant ses anciens complices, oubliant tout ce qu’il nous doit…

— Qui sait ? répondit le marin, qui n’avançait pas sans hésiter cette fâcheuse supposition.

— Pencroff, dit Cyrus Smith en prenant le bras du marin, vous avez là une mauvaise pensée, et vous me feriez beaucoup de peine si vous persistiez à parler ainsi ! Je garantis la fidélité d’Ayrton !

— Moi aussi, ajouta vivement le reporter.

— Oui… oui !… monsieur Cyrus… j’ai tort, répondit Pencroff. C’est en effet une mauvaise pensée que j’ai eue là, et rien ne la justifie ! Mais que voulez-vous ? Je n’ai plus tout à fait ma tête à moi. Cet enfermement au corral me pèse horriblement, et je n’ai jamais été aussi surexcité !

— Soyez patient, Pencroff, répondit l’ingénieur. Dans combien de temps, mon cher Spilett, croyez-vous qu’Harbert pourra être transporté à Granite-house ?

— C’est difficile à dire, Cyrus, répondit le reporter, car une imprudence pourrait avoir des conséquences funestes. Mais enfin, sa convalescence progresse régulièrement. Si ses forces lui sont revenues d’ici huit jours, eh bien, nous verrons !

Huit jours ! Cela repoussait le retour à Granite-house aux premiers jours de décembre seulement.

À cette époque, le printemps avait déjà commencé depuis deux mois. Il faisait beau, et la chaleur commençait à devenir forte. Les forêts de l’île avaient tout leur feuillage, et le moment approchait des récoltes habituelles. Le retour au plateau de Grande-Vue serait donc suivi de grands travaux agricoles, que seule l’expédition prévue dans l’île interromprait.

On comprend donc à quel point cet enfermement au corral devait nuire aux colons. Mais, s’ils étaient obligés de se soumettre à la nécessité, ils ne le faisaient pas sans impatience.

Une ou deux fois, le reporter s’aventura sur la route et fit le tour de la palissade. Top l’accompagnait. Sa carabine armée, Gédéon Spilett était prêt à toute éventualité.

Il ne fit aucune mauvaise rencontre et ne trouva aucune trace suspecte. Son chien l’aurait averti de tout danger. Comme Top n’avait pas aboyé, on pouvait en conclure qu’il n’y avait rien à craindre, du moins à ce moment, et que les forçats étaient occupés dans une autre partie de l’île.

Cependant, lors de sa seconde sortie, le 27 novembre, Gédéon Spilett s’était aventuré dans les bois sur un quart de mille, au sud de la montagne, quand il remarqua que Top sentait quelque chose. Le chien n’avait plus son allure indifférente. Il allait et venait, furetait dans les herbes et les broussailles, comme si son odorat lui avait révélé un objet suspect.

Gédéon Spilett suivit Top, l’encouragea et le stimula de la voix, tout en restant aux aguets, la carabine épaulée, et en profitant de l’abri des arbres pour se protéger. Il était peu probable que Top ait senti la présence d’un homme : dans ce cas, il l’aurait annoncée par des aboiements à moitié retenus et une sorte de colère sourde. Puisqu’il ne laissait entendre aucun grondement, le danger n’était donc ni imminent ni proche.

Environ cinq minutes passèrent ainsi, Top furetant et le reporter le suivant avec prudence. Soudain, le chien se précipita vers un buisson épais et en tira un morceau d’étoffe.

C’était un morceau de vêtement taché et déchiré, que Gédéon Spilett rapporta immédiatement au corral.

Là, les colons l’examinèrent et reconnurent un morceau de la veste d’Ayrton, de ce feutre qui n’était fabriqué qu’à l’atelier de Granite-house.

— Vous le voyez, Pencroff, fit remarquer Cyrus Smith, le malheureux Ayrton a résisté. Les forçats l’ont entraîné malgré lui ! Doutez-vous encore de son honnêteté ?

— Non, monsieur Cyrus, répondit le marin, et il y a longtemps que je suis revenu sur ma méfiance d’un instant ! Mais il me semble qu’il y a une conclusion à tirer de ce fait.

— Laquelle ? demanda le reporter.

— C’est qu’Ayrton n’a pas été tué au corral ! C’est qu’on l’a emmené vivant, puisqu’il a résisté ! Alors, il vit peut-être encore !

— Peut-être, en effet, répondit l’ingénieur, qui resta pensif.

C’était un espoir auquel les compagnons d’Ayrton pouvaient de nouveau s’accrocher. Ils avaient en effet dû croire qu’Ayrton, surpris au corral, était tombé sous une balle, comme Harbert. Mais si les forçats ne l’avaient pas tué tout de suite, s’ils l’avaient emmené vivant dans une autre partie de l’île, ne pouvait-on pas supposer qu’il était encore leur prisonnier ? Peut-être même l’un d’eux avait-il reconnu en Ayrton un ancien compagnon d’Australie, Ben Joyce, le chef des forçats évadés ? Et qui sait s’ils n’avaient pas formé l’espoir impossible de ramener Ayrton à eux ! Il leur aurait été si utile s’ils avaient pu en faire un traître !…

On interpréta donc cet incident favorablement au corral, et il ne sembla plus impossible de retrouver Ayrton. De son côté, s’il n’était que prisonnier, Ayrton ferait sans doute tout pour échapper à ces bandits. Quel puissant auxiliaire il serait alors pour les colons !

— En tout cas, fit remarquer Gédéon Spilett, si, par bonheur, Ayrton parvient à s’échapper, c’est à Granite-house qu’il ira directement. Il ne connaît pas la tentative d’assassinat dont Harbert a été victime et ne peut donc pas penser que nous sommes enfermés au corral.

— Ah ! Je voudrais qu’il y soit, à Granite-house ! s’écria Pencroff, et que nous y soyons aussi ! Car enfin, si les coquins ne peuvent rien tenter contre notre demeure, ils peuvent au moins saccager le plateau, nos plantations, notre basse-cour !

Pencroff était devenu un véritable fermier, profondément attaché à ses récoltes. Mais il faut dire qu’Harbert était plus impatient que tous les autres de retourner à Granite-house : il savait combien la présence des colons y était nécessaire. Et c’était lui qui les retenait au corral ! Une seule idée occupait donc son esprit : quitter le corral, le quitter malgré tout ! Il croyait pouvoir supporter le transport à Granite-house. Il assurait que ses forces reviendraient plus vite dans sa chambre, avec l’air et la vue de la mer !

Plusieurs fois, il pressa Gédéon Spilett de partir. Mais celui-ci craignait, avec raison, que les plaies encore mal cicatrisées d’Harbert ne se rouvrent en route, et il ne donnait pas l’ordre du départ.

Cependant, un incident se produisit qui poussa Cyrus Smith et ses deux amis à céder au désir du jeune garçon. Et Dieu sait quelles douleurs et quels remords cette décision pouvait leur causer !

On était le 29 novembre. Il était sept heures du matin. Les trois colons parlaient dans la chambre d’Harbert quand ils entendirent Top aboyer vivement.

Cyrus Smith, Pencroff et Gédéon Spilett saisirent leurs fusils, toujours prêts à tirer, et sortirent de la maison.

Top avait couru au pied de la palissade. Il sautait, aboyait, mais de contentement, sans colère.

— Quelqu’un vient !

— Oui !

— Ce n’est pas un ennemi !

— Nab, peut-être ?

— Ou Ayrton ?

À peine l’ingénieur et ses deux compagnons avaient-ils échangé ces mots qu’un corps bondissait par-dessus la palissade et retombait sur le sol du corral.

C’était Jup, maître Jup en personne, auquel Top fit un véritable accueil d’ami !

— Jup ! s’écria Pencroff.

— C’est Nab qui nous l’envoie ! dit le reporter.

— Alors, répondit l’ingénieur, il doit avoir un billet sur lui.

Pencroff se précipita vers l’orang-outan. De toute évidence, si Nab avait eu un fait important à communiquer à son maître, il n’aurait pas pu trouver de messager plus sûr ni plus rapide. Jup pouvait passer là où ni les colons ni même Top n’auraient peut-être pu le faire.

Cyrus Smith ne s’était pas trompé. Un petit sac pendait au cou de Jup et contenait un billet écrit de la main de Nab.

Qu’on imagine le désespoir de Cyrus Smith et de ses compagnons en lisant ces mots :

« Vendredi, 6 heures du matin.

Plateau envahi par les forçats !

Nab. »

Ils se regardèrent sans dire un mot, puis rentrèrent dans la maison. Que devaient-ils faire ? Les forçats sur le plateau de Grande-Vue, c’était le désastre, la dévastation, la ruine !

En voyant revenir l’ingénieur, le reporter et Pencroff, Harbert comprit que la situation venait de s’aggraver. Quand il aperçut Jup, il ne douta plus qu’un malheur menaçait Granite-house.

— Monsieur Cyrus, dit-il, je veux partir. Je peux supporter la route ! Je veux partir !

Gédéon Spilett s’approcha d’Harbert. Puis, après l’avoir regardé :

— Partons donc ! dit-il.

On décida vite si Harbert serait transporté sur une civière ou dans le chariot qu’Ayrton avait amené au corral. La civière aurait eu des mouvements plus doux pour le blessé, mais il aurait fallu deux hommes pour la porter. Cela signifiait deux fusils de moins pour se défendre en cas d’attaque sur la route.

En utilisant le chariot, au contraire, ne pouvait-on pas laisser tous les bras disponibles ? Était-il impossible d’y placer les matelas sur lesquels reposait Harbert et d’avancer avec assez de précautions pour lui éviter tout choc ? C’était possible.

On amena le chariot. Pencroff y attela l’onagga. Cyrus Smith et le reporter soulevèrent les matelas d’Harbert et les déposèrent au fond du chariot, entre les deux ridelles.

Il faisait beau. De vifs rayons de soleil se glissaient à travers les arbres.

— Les armes sont-elles prêtes ? demanda Cyrus Smith.

Elles l’étaient. L’ingénieur et Pencroff, chacun armé d’un fusil à deux coups, et Gédéon Spilett, sa carabine à la main, n’avaient plus qu’à partir.

— Es-tu bien, Harbert ? demanda l’ingénieur.

— Ah ! monsieur Cyrus, répondit le jeune garçon, soyez tranquille, je ne mourrai pas en route !

En l’entendant parler ainsi, on voyait que le pauvre garçon faisait appel à toute son énergie et retenait, par un suprême effort de volonté, ses forces prêtes à s’éteindre.

L’ingénieur sentit son cœur se serrer douloureusement. Il hésita encore à donner le signal du départ. Mais cela aurait désespéré Harbert, l’aurait peut-être tué.

— En route ! dit Cyrus Smith.

On ouvrit la porte du corral. Jup et Top, qui savaient se taire quand il le fallait, se précipitèrent en avant. Le chariot sortit, la porte fut refermée et l’onagga, guidé par Pencroff, avança d’un pas lent.

Certes, il aurait mieux valu prendre une autre route que celle qui menait directement du corral à Granite-house. Mais le chariot aurait eu beaucoup de mal à se déplacer dans les bois. Il fallut donc suivre ce chemin, même si les forçats devaient le connaître.

Cyrus Smith et Gédéon Spilett marchaient de chaque côté du chariot, prêts à répondre à toute attaque. Il était cependant peu probable que les forçats aient déjà quitté le plateau de Grande-Vue. Le billet de Nab avait évidemment été écrit et envoyé dès leur apparition. Or, il était daté de six heures du matin, et l’agile orang-outan, habitué à venir souvent au corral, avait mis à peine trois quarts d’heure à parcourir les cinq milles qui le séparaient de Granite-house. La route devait donc être sûre à ce moment. S’il fallait échanger des coups de feu, ce ne serait vraisemblablement qu’aux abords de Granite-house.

Les colons restaient pourtant strictement sur leurs gardes. Top et Jup, ce dernier armé de son bâton, allaient tantôt en avant, tantôt fouillaient les bois de chaque côté du chemin, sans signaler aucun danger.

Le chariot avançait lentement, guidé par Pencroff. Il avait quitté le corral à sept heures et demie. Une heure plus tard, quatre des cinq milles avaient été parcourus sans le moindre incident.

La route était déserte, comme toute cette partie du bois de Jacamar qui s’étendait entre la Mercy et le lac. Il n’y eut aucune alerte. Les taillis semblaient aussi déserts que le jour où les colons étaient arrivés sur l’île.

On approchait du plateau. Encore un mille, et l’on apercevrait le petit pont du creek Glycérine. Cyrus Smith ne doutait pas que ce pont soit en place, soit que les forçats soient entrés par là, soit qu’après avoir franchi l’un des cours d’eau qui fermaient l’enceinte, ils aient pris soin de le baisser pour se ménager une retraite.

Enfin, entre les derniers arbres, l’horizon de la mer apparut. Mais le chariot continua d’avancer : aucun de ses défenseurs ne pouvait songer à l’abandonner.

À ce moment, Pencroff arrêta l’onagga et, d’une voix terrible :

— Ah ! Les misérables ! s’écria-t-il.

De la main, il montra une épaisse fumée qui tourbillonnait au-dessus du moulin, des étables et des bâtiments de la basse-cour.

Un homme s’agitait au milieu de ces nuages de fumée.

C’était Nab.

Ses compagnons poussèrent un cri. Il les entendit et courut vers eux…

Les forçats avaient quitté le plateau depuis environ une demi-heure, après l’avoir dévasté !

— Et M. Harbert ? s’écria Nab.

Gédéon Spilett revint à ce moment au chariot.

Harbert avait perdu connaissance !

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