儒勒·凡尔纳 · 部 2

第 35 章

第 35 章

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Le départ est décidé. — Hypothèses. — Préparatifs. — Les trois passagers. — Première nuit. — Deuxième nuit. — L’île Tabor. — Recherches sur la grève. — Recherches sous les arbres. — Personne. — Animaux. — Plantes. — Une habitation. — Déserte.

— Un naufragé ! s’écria Pencroff. Abandonné à quelques centaines de milles de nous sur cette île Tabor ! Ah ! Monsieur Cyrus, vous ne vous opposerez plus à mon projet de voyage, maintenant !

— Non, Pencroff, répondit Cyrus Smith. Vous partirez le plus tôt possible.

— Dès demain ?

— Dès demain.

L’ingénieur tenait à la main le papier qu’il avait retiré de la bouteille. Il y réfléchit quelques instants, puis reprit la parole :

— Mes amis, dit-il, ce document et la manière même dont il est rédigé permettent d’abord deux conclusions. Premièrement, le naufragé de l’île Tabor possède des connaissances assez avancées en navigation. Il donne en effet la latitude et la longitude de l’île à une minute près, et elles correspondent à celles que nous avons trouvées. Deuxièmement, il est anglais ou américain, puisque le document est écrit en anglais.

— C’est parfaitement logique, répondit Gédéon Spilett. Et sa présence explique l’arrivée de la caisse sur les rivages de l’île. Puisqu’il y a un naufragé, il y a eu un naufrage. Quel qu’il soit, cet homme a bien de la chance que Pencroff ait eu l’idée de construire ce bateau et de l’essayer aujourd’hui même : un jour plus tard, la bouteille pouvait se briser sur les récifs.

— En effet, dit Harbert, quelle chance que le Bonadventure soit passé là au moment précis où cette bouteille flottait encore !

— Et cela ne vous semble pas bizarre ? demanda Cyrus Smith à Pencroff.

— Cela me semble heureux, voilà tout, répondit le marin. Vous y voyez quelque chose d’extraordinaire, monsieur Cyrus ? Il fallait bien que cette bouteille aille quelque part. Pourquoi pas ici aussi bien qu’ailleurs ?

— Vous avez peut-être raison, Pencroff, répondit l’ingénieur. Et cependant…

— Mais, fit observer Harbert, rien ne prouve que cette bouteille flotte depuis longtemps sur la mer ?

— Rien, répondit Gédéon Spilett. Le document paraît même avoir été écrit récemment. Qu’en pensez-vous, Cyrus ?

— C’est difficile à vérifier. D’ailleurs, nous le saurons ! répondit Cyrus Smith.

Pendant cette conversation, Pencroff n’était pas resté inactif. Il avait viré de bord et, au grand largue, toutes voiles gonflées, le Bonadventure filait rapidement vers le cap Griffe. Chacun pensait au naufragé de l’île Tabor. Était-il encore temps de le sauver ? Quel événement dans la vie des colons ! Eux-mêmes n’étaient que des naufragés, mais on pouvait craindre qu’un autre ait eu moins de chance qu’eux. Leur devoir était de courir au-devant de l’infortune.

Le cap Griffe fut doublé, et le Bonadventure mouilla vers quatre heures à l’embouchure de la Mercy.

Le soir même, les détails de l’expédition furent réglés. Il parut préférable que Pencroff et Harbert partent seuls, puisqu’ils savaient manœuvrer une embarcation. En quittant l’île le lendemain, 11 octobre, ils pourraient arriver le 13 dans la journée. Avec le vent qui régnait, il ne fallait pas plus de quarante-huit heures pour parcourir ces cent cinquante milles. Un jour sur place, trois ou quatre jours pour revenir : on pouvait donc compter les revoir à l’île Lincoln le 17. Le temps était beau, le baromètre remontait régulièrement et le vent semblait bien établi. Toutes les chances favorisaient ces braves gens qu’un devoir d’humanité allait éloigner de leur île.

Cyrus Smith, Nab et Gédéon Spilett devaient donc rester à Granite-house. Mais le reporter protesta. Fidèle à son métier au New-York Herald, il déclara qu’il irait à la nage plutôt que de manquer une pareille occasion. On l’admit alors à prendre part au voyage.

Ils passèrent la soirée à transporter à bord du Bonadventure quelques objets de literie, des ustensiles, des armes, des munitions, une boussole et des vivres pour huit jours environ. Le chargement fut vite terminé, puis les colons remontèrent à Granite-house.

Le lendemain, à cinq heures du matin, ils se dirent adieu, avec une certaine émotion de part et d’autre. Pencroff fit prendre le vent aux voiles et se dirigea vers le cap Griffe. Il devait le doubler pour mettre ensuite directement le cap au sud-ouest.

Le Bonadventure se trouvait déjà à un quart de mille de la côte lorsque ses passagers aperçurent, sur les hauteurs de Granite-house, deux hommes qui leur faisaient un signe d’adieu. C’étaient Cyrus Smith et Nab.

— Nos amis ! s’écria Gédéon Spilett. Voilà notre première séparation depuis quinze mois !…

Pencroff, le reporter et Harbert leur adressèrent un dernier signe. Bientôt, Granite-house disparut derrière les hautes roches du cap.

Pendant les premières heures de la journée, ils gardèrent constamment en vue la côte méridionale de l’île Lincoln. Elle ne forma bientôt plus qu’une corbeille verte d’où émergeait le mont Franklin. Amoindries par la distance, les hauteurs lui donnaient un aspect peu susceptible d’attirer des navires vers ses abords.

Ils dépassèrent le promontoire du Reptile vers une heure, à dix milles au large. De si loin, on ne pouvait plus rien distinguer de la côte occidentale qui s’étendait jusqu’aux croupes du mont Franklin. Trois heures plus tard, l’île Lincoln avait entièrement disparu sous l’horizon.

Le Bonadventure se comportait parfaitement. Il se soulevait facilement sur les vagues et avançait vite. Pencroff avait établi sa voile de flèche. Toutes voiles dehors, il suivait une ligne droite dont il vérifiait la direction à la boussole.

De temps à autre, Harbert le relayait au gouvernail. Le jeune garçon avait la main si sûre que le marin ne pouvait lui reprocher la moindre embardée.

Gédéon Spilett causait avec l’un ou l’autre et participait au besoin à la manœuvre. Le capitaine Pencroff était pleinement satisfait de son équipage. Il parlait de le récompenser avec rien moins qu’« un quart de vin par bordée » !

Le soir, le croissant de lune, qui ne devait atteindre son premier quartier que le 16, se dessina dans les lueurs du soleil couchant et s’éteignit bientôt. La nuit fut sombre mais très étoilée, annonçant encore une belle journée pour le lendemain.

Par prudence, Pencroff abaissa la voile de flèche. Il ne voulait pas risquer qu’un renforcement soudain du vent les surprenne avec de la toile en tête de mât. Cette précaution était peut-être excessive par une nuit aussi calme. Mais Pencroff était un marin prudent, et personne n’aurait pu le lui reprocher.

Le reporter dormit une partie de la nuit. Pencroff et Harbert se relayèrent toutes les deux heures au gouvernail. Le marin faisait autant confiance à Harbert qu’à lui-même, et le sang-froid comme le jugement du jeune garçon justifiaient cette confiance. Pencroff lui indiquait le cap comme un commandant à son timonier, et Harbert ne laissait pas le Bonadventure dévier d’une ligne.

La nuit se passa bien, et le 12 octobre s’écoula dans les mêmes conditions. Ils maintinrent strictement le cap au sud-ouest toute la journée. Si aucun courant inconnu ne le déportait, le Bonadventure devait arriver droit sur l’île Tabor.

La mer qu’ils traversaient était absolument déserte. Parfois, un grand oiseau, albatros ou frégate, passait à portée de fusil. Gédéon Spilett se demandait si ce n’était pas à l’un de ces puissants oiseaux qu’il avait confié sa dernière chronique pour le New-York Herald. Ils semblaient être les seuls êtres à fréquenter cette partie de l’océan, entre l’île Tabor et l’île Lincoln.

— Et pourtant, fit observer Harbert, c’est l’époque où les baleiniers se dirigent habituellement vers le sud du Pacifique. Vraiment, je ne crois pas qu’il existe une mer plus abandonnée !

— Elle n’est pas si déserte que cela ! répondit Pencroff.

— Comment l’entendez-vous ? demanda le reporter.

— Puisque nous y sommes ! Vous prenez donc notre bateau pour une épave et nous pour des marsouins ?

Pencroff éclata de rire à sa propre plaisanterie.

Le soir, leur estimation permettait de penser que le Bonadventure avait parcouru cent vingt milles depuis son départ de l’île Lincoln, trente-six heures plus tôt. Cela représentait une vitesse de trois milles un tiers à l’heure. La brise était faible et tendait à tomber. Ils pouvaient toutefois espérer apercevoir l’île Tabor dès l’aube du lendemain, si leur estimation était juste et leur cap bien suivi.

Aucun des trois ne dormit donc pendant cette nuit du 12 au 13 octobre. L’attente du lendemain les emplissait d’émotion. Tant d’incertitudes entouraient leur entreprise ! Étaient-ils près de l’île Tabor ? Le naufragé qu’ils venaient secourir y vivait-il encore ? Qui était cet homme ? Sa présence ne risquait-elle pas de troubler la petite colonie, jusqu’alors si unie ? Accepterait-il seulement d’échanger sa prison contre une autre ? Toutes ces questions, auxquelles le lendemain apporterait sans doute une réponse, les tenaient éveillés. Aux premières lueurs du jour, ils examinèrent l’un après l’autre tous les points de l’horizon occidental.

— Terre ! cria Pencroff vers six heures du matin.

Il était impensable que Pencroff se soit trompé. La terre était donc là, de toute évidence.

On imagine la joie du petit équipage du Bonadventure ! Dans quelques heures, il serait sur les rives de l’île !

L’île Tabor formait une sorte de côte basse, à peine sortie des flots. Elle n’était pas à plus de quinze milles. Le Bonadventure pointait un peu au sud de l’île : on le dirigea droit sur elle. À mesure que le soleil montait à l’est, quelques sommets apparurent çà et là.

— Ce n’est qu’un îlot bien moins important que l’île Lincoln, fit observer Harbert. Il est probablement dû, comme elle, à un soulèvement sous-marin.

À onze heures du matin, le Bonadventure n’en était plus qu’à deux milles. Pencroff cherchait une passe pour aborder et avançait avec une extrême prudence dans ces eaux inconnues.

On voyait maintenant l’îlot tout entier. Des groupes de gommiers verdoyants et quelques autres grands arbres s’y détachaient, semblables à ceux qui poussaient sur l’île Lincoln. Mais, chose assez étonnante, aucune fumée ne révélait une présence humaine. Nulle part sur le littoral n’apparaissait le moindre signal !

Le document était pourtant formel : il y avait un naufragé, et cet homme aurait dû se tenir aux aguets !

Le Bonadventure s’engageait entre les récifs, dans des passes sinueuses dont Pencroff surveillait les moindres détours avec une attention extrême. Il avait placé Harbert au gouvernail. Lui-même, posté à l’avant, examinait l’eau, la drisse en main, prêt à abaisser sa voile. La lunette aux yeux, Gédéon Spilett scrutait tout le rivage sans rien apercevoir.

Enfin, vers midi, l’étrave du Bonadventure heurta une grève de sable. Ils jetèrent l’ancre, abaissèrent les voiles et descendirent à terre.

Il n’y avait aucun doute : c’était bien l’île Tabor. D’après les cartes les plus récentes, aucune autre île n’existait dans cette partie du Pacifique, entre la Nouvelle-Zélande et la côte américaine.

Ils amarrèrent solidement l’embarcation pour empêcher la marée descendante de l’emporter. Puis Pencroff et ses deux compagnons, bien armés, remontèrent le rivage en direction d’une sorte de cône haut de deux cent cinquante à trois cents pieds, qui s’élevait à un demi-mille.

— Du sommet de cette colline, dit Gédéon Spilett, nous pourrons sans doute nous faire une première idée de l’îlot. Cela facilitera nos recherches.

— C’est ce que monsieur Cyrus a fait dès le début sur l’île Lincoln en gravissant le mont Franklin, répondit Harbert.

— Exactement, répondit le reporter. Et c’est la meilleure façon de procéder !

Tout en parlant, les explorateurs longeaient une prairie qui s’arrêtait au pied du cône. Des bandes de pigeons de roche et d’hirondelles de mer, semblables à ceux de l’île Lincoln, s’envolaient devant eux. Dans le bois qui bordait la prairie sur leur gauche, ils entendirent les broussailles frémir et entrevirent des herbes remuer. Ces mouvements révélaient la présence d’animaux très farouches. Mais rien, jusqu’alors, n’indiquait que l’îlot soit habité.

Arrivés au pied du cône, Pencroff, Harbert et Gédéon Spilett le gravirent en quelques instants. Ils parcoururent du regard les différents points de l’horizon.

Ils étaient bien sur un îlot, qui ne mesurait pas plus de six milles de tour. Son contour, avec peu de caps ou de promontoires et peu d’anses ou de criques, formait un ovale allongé. Tout autour, la mer s’étendait jusqu’aux limites du ciel. Pas une terre, pas une voile en vue !

Boisé sur toute sa surface, l’îlot n’offrait pas les paysages variés de l’île Lincoln, aride et sauvage d’un côté, fertile et riche de l’autre. Ici, une masse uniforme de verdure était dominée par deux ou trois collines peu élevées. Un ruisseau coupait en biais l’ovale de l’îlot, traversait une large prairie et se jetait dans la mer sur la côte occidentale par une étroite embouchure.

— Le domaine est restreint, dit Harbert.

— Oui, répondit Pencroff. Cela aurait été un peu petit pour nous !

— Et de plus, répondit le reporter, il semble inhabité.

— En effet, répondit Harbert, rien n’y révèle la présence de l’homme.

— Descendons et cherchons, dit Pencroff.

Le marin et ses deux compagnons regagnèrent le rivage à l’endroit où ils avaient laissé le Bonadventure. Ils avaient décidé de faire le tour de l’îlot à pied avant de s’aventurer à l’intérieur, pour qu’aucun point n’échappe à leurs recherches.

La grève était facile à suivre. Seuls quelques gros rochers, aisément contournés, la coupaient par endroits. Les explorateurs marchèrent vers le sud. Devant eux fuyaient de nombreuses bandes d’oiseaux aquatiques et des troupeaux de phoques, qui se jetaient à l’eau dès qu’ils les apercevaient de loin.

— Ces bêtes-là ne voient pas des hommes pour la première fois, fit observer le reporter. Elles les craignent, donc elles les connaissent.

Une heure après leur départ, tous trois atteignirent la pointe sud de l’îlot, qui se terminait par un cap aigu. Ils remontèrent ensuite vers le nord en longeant la côte occidentale, elle aussi faite de sable et de roches, avec des bois épais en arrière-plan.

Nulle part ils ne trouvèrent de trace d’habitation ni d’empreinte de pied humain. En quatre heures de marche, ils avaient parcouru tout le périmètre de l’îlot.

C’était pour le moins extraordinaire. Il fallait croire que l’île Tabor n’était pas, ou n’était plus, habitée. Après tout, le document datait peut-être déjà de plusieurs mois ou de plusieurs années. Le naufragé pouvait alors avoir été rapatrié ou être mort de misère.

Tout en avançant des hypothèses plus ou moins plausibles, Pencroff, Gédéon Spilett et Harbert dînèrent rapidement à bord du Bonadventure. Ils voulaient reprendre leur excursion et la poursuivre jusqu’à la nuit.

C’est ce qu’ils firent à cinq heures du soir, en s’aventurant sous les arbres.

De nombreux animaux s’enfuirent à leur approche : principalement, on pourrait même dire uniquement, des chèvres et des porcs. On voyait facilement qu’ils appartenaient aux espèces européennes. Un baleinier les avait sans doute débarqués sur l’île, où ils s’étaient rapidement multipliés. Harbert se promit d’en capturer un ou deux couples vivants pour les rapporter à l’île Lincoln.

Il n’y avait donc plus de doute : des hommes avaient visité l’îlot à une époque ou à une autre. Cela devint encore plus évident lorsqu’ils découvrirent dans la forêt des sentiers tracés, des troncs abattus à la hache, partout la marque du travail humain. Mais ces arbres pourrissants étaient tombés depuis bien des années déjà. La mousse recouvrait d’un velours les entailles de hache. Les herbes hautes et épaisses envahissaient les sentiers, devenus difficiles à reconnaître.

— Cela prouve que des hommes ont débarqué sur cet îlot, mais aussi qu’ils y ont vécu un certain temps, fit observer Gédéon Spilett. Qui étaient-ils ? Combien étaient-ils ? Combien en reste-t-il ?

— Le document ne parle que d’un seul naufragé, dit Harbert.

— Eh bien, s’il est encore sur l’île, répondit Pencroff, il est impossible que nous ne le trouvions pas !

L’exploration continua. Le marin et ses compagnons suivirent naturellement le chemin qui traversait l’îlot en diagonale et se mirent ainsi à longer le ruisseau qui se dirigeait vers la mer.

Les animaux d’origine européenne et les travaux de main humaine prouvaient incontestablement que l’homme était déjà venu sur cette île. Plusieurs plantes en fournirent une preuve tout aussi nette. Dans certaines clairières, il était visible qu’on avait cultivé des plantes potagères, probablement à une époque assez ancienne.

Quelle joie pour Harbert lorsqu’il reconnut des pommes de terre, des chicorées, de l’oseille, des carottes, des choux et des navets ! Il suffirait d’en recueillir les graines pour enrichir le sol de l’île Lincoln !

— Bon ! Bien ! répondit Pencroff. Voilà qui fera joliment notre affaire et celle de Nab. Même si nous ne retrouvons pas le naufragé, notre voyage n’aura pas été inutile, et Dieu nous aura récompensés !

— Sans doute, répondit Gédéon Spilett. Mais à voir l’état de ces plantations, on peut craindre que l’îlot soit inhabité depuis longtemps.

— En effet, répondit Harbert. Quel qu’il soit, un habitant n’aurait pas négligé une culture aussi importante !

— Oui ! dit Pencroff. Ce naufragé est parti !… C’est à supposer…

— Il faut donc admettre que le document est déjà ancien ?

— Évidemment.

— Et que la bouteille n’est arrivée à l’île Lincoln qu’après avoir longtemps flotté sur la mer ?

— Pourquoi pas ? répondit Pencroff. Mais la nuit approche, ajouta-t-il. Je pense qu’il vaut mieux arrêter nos recherches.

— Revenons à bord. Nous recommencerons demain, dit le reporter.

C’était le plus sage. Ils allaient suivre ce conseil quand Harbert montra une masse indistincte entre les arbres et s’écria :

— Une habitation !

Tous trois se dirigèrent aussitôt vers elle. Dans les lueurs du crépuscule, ils purent voir qu’elle était construite en planches recouvertes d’une épaisse toile goudronnée.

Pencroff poussa la porte à demi fermée et entra d’un pas rapide…

L’habitation était vide !

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